dimanche 9 avril 2017

S / EQUIPE ST MARCELLIN


Toujours très sympa de pratiquer mon sport par équipe rendant l'exercice très convivial avec toujours de bons souvenirs !! C'est 5 équipes de l'AsvelTri qui s'alignent sur cette sympathique course de début de saison avec une météo au top.
Format idéal pour les débutants de découvrir le triple effort et l'opportunité d'être guidé en intégrant une équipe de triathlètes expérimentés.
Avec Marco et Ju, on accueille donc Diego nouveau licencié 2017 au club qui participe à son 1er tri.

Pour l'avoir déjà vécu, vraiment pas évident d'être un cran en dessous de ses partenaires mais en même temps sympa de se sentir soutenu sur ce format par équipe. Notre devise du jour : on part à 4, on termine à 4 !!

Nat en piscine : 750m sur lesquels je me relaye avec Marco pour pousser Diego
T1 : même si nagé pas très vite en fait ça fatigue pas mal de pousser dans l'eau ...
Vélo : 20km avec 250m D+ donc une ptite côte à faire 2 fois où Diego aura besoin de qq poussettes pour rester au contact
T2 : pas de pb pour Ju et Marco déjà prêt qui conseillent Diego pour aller vite dans sa transition
Cap : une seule boucle de 5km avec belle ptite montée dans la terre où Diego voulait mourir LOL On le pousse à tout de rôle pour pas qu'il marche tellement il fatigue et c'est en sur-régime qu'il termine généreusement son 1er triathlon.

-> Il devrait s’en souvenir longtemps ;-))

Au final, 1h17'39 et 28ème / 99 finishers, pas mal pour un premier tri.


samedi 12 novembre 2016

13KM du Beaujolais

Après quelques soirées arrosées avec nos voisins, on décide de s'inscrire tous les 4 au 13km du beaujolais où les participants rivalisent d'imagination pour leurs déguisements.
Nous on décide de se déguiser en Minions : le ridicule de tue pas LOL





On a bien rigolé sur ce parcours ludique et au milieu des vignes !! Ambiance garantie avec des sportifs venus surtout rigoler plus que pour la performance ...
Perso, j'ai fait tous les ravitos et goûté à tous les vins (enfin certains se rapprochaient plus du vinaigre) tous les 3km. Sur la fin, je sentais même plus le goût des différents cépages et les jambes étaient fatiguées même en courant à 9/10 km/h LOL

Même en prenant notre temps (1h24) on arrive 2648/4641 : elles sont trop fortes nos nanas ;-))

A refaire c'était top !!

samedi 15 octobre 2016

GRAVITY RACE ANNECY

Pour mon 3ème Swimrun, avec mon partenaire JMB nous avons choisi une course locale mais difficile de part son dénivelé positif : la Gravity Race autour du lac d'Annecy.

Après qq reco menées de main de maître par mon bouquetin préféré (que j'arriverai jamais à suivre) STEF, c'est avec motivation que nous abordons cette fin de prépa ...
Mais à 1 mois de l'échéance, JMB fait une chute à vélo et se fait mal à l'épaule ce qui l’empêche de nager jusqu'à nouvel ordre :-(( Un autre binôme de mon club Asvel Triathlon vit le même problème et du coup je prendrai le départ avec Richard l'autre binôme esseulé.

Très bon nageur en piscine et bon coureur à pied, je risque d'être le boulet du jour.
Le soleil se lève et on en train de se badigeonner le corps avec de la graisse que Richard a amené histoire de retarder au max l'effet de l'eau froide sur notre corps et les crampes qui vont avec ...

8h, le coup de feu est donné et à ma grande surprise Richard n'arrive pas à me suivre. Il est pourtant plus rapide que moi en piscine mais avec des chaussures aux pieds ça change la donne !! Je fais pas mal de dos pour l'attendre et je constate que beaucoup d'équipes nous doublent sur cette 1ère nat :-((

Sorti de l'eau, Richard me confirme qu'il n'avance pas car pas assez costaud des épaules tracté des godasses pleines d'eau. En colère, il prend le lead pour la 1ère et plus difficile portion pédestre : l'ascension du Mt Veyrier c'est à dire 9km pour 900m D+.
Je savais que j'étais nul dans les montées mais quand t'ajoutes à ça un terrain hyper technique (caillasse, racines ...) je suis un peu en galère :



Arrivés là haut, on se dit que le plus dur est fait mais la descente va nous paraître encore plus compliquée. Enfin sur cette partie c'est moi qui prend le lead car plus à l'aise dans les descentes que l'ami Richard ;-))

Les montées vont s’enchaîner ainsi sur 38km avec notamment Planfait (500m D+), Angon et Entrevernes (350m D+) pour retrouver un peu de bitume :


Mais nos cuisses sont en béton armé bourrées d'acide lactique avec toutes ces descentes dans les cailloux qui roulent !! On maintien tant bien que mal un 11km/h en tapant dans nos dernières forces.

Passage de la ligne d'arrivée au bout de 7h03'26 en se disant que le trail c'est vraiment autre chose que ce qu'on a l'habitude de faire !!
On limite la casse en terminant tout de même 22ème sur les 142 finishers.

A refaire mais préparé pour le D+ et les caillasses LOL

dimanche 11 septembre 2016

TRIATHLON M D'AIX LES BAINS

Histoire de faire au moins une distance M sur ma saison 2016, je choisi de prendre le départ avec quelques asvéliens du triathlon d'Aix les bains.
Temps presque caniculaire en ce début septembre, c'est en famille que nous allons passer la journée au bord de ce très sympathique lac du bourget. On cherche un coin à l'ombre tellement le soleil chauffe alors qu'il n'est que 11h pour faire un ptit picnic.
Je mange qq trucs et m’apprête pour le départ qui sera donné à 14h.

Course toujours très dense ici à Aix car cette course reste un RDV incontournable pour les clubs de la région ... donc une belle bagarre au départ comme j'aime bien.


Fin de la nat avec Fabien à mes trousses signe que j'ai plutôt bien nagé si je sors devant lui ;-))


Pas roulé depuis l'Ironman Nice du mois de juin alors j'y vais aux sensations juste pour le plaisir de rouler même si je me fais doubler presque tout le long.
Vu la chaleur et ma forme du moment je cherche pas trop à rivaliser avec les gros cuissots mauvais nageurs et me dis que j’essaierai de les rattraper à pied

 

Vélo posé, je débute la cap et me rend tout de suite compte qu'il fait vraiment très chaud !! Sur le vélo, on s'en rend moins compte avec le vent mais à pied ça brûle ...
Et ya pas que les épaules qui brûlent, les cuisses aussi tirent un peu juste en maintenant 14km/h. Tant pis je ferai avec et oubli le sub40 sur ces 10km avec bcp de virages et de nombreuses relances. Je rattrape tout de même pas mal de monde tous en souffrance de ce cagnard qui en déshydrate plus d'un.
Ma chérie et les enfants m'encouragent à chacun des 4 tours à l'ombre ce qui me pousse à tenir mon allure jusqu'à la finish line.


Au final : 2h16'45 et 118ème/705 finishers
Belle course que je referai en 2018 bien entraîné ;-))


lundi 15 août 2016

TRAVERSEE LAC ANNECY 2016

Comme depuis l'été 2006 au cours duquel j'avais fait ma 1ère traversée du lac d'Annecy version 1000m, je profite d'être  chaque été d'être sur Annecy le 15/08 pour participer à cet événement sportif que j'apprécie beaucoup !!
Il propose 3 parcours (1000, 2400 et 5000m) regroupant ainsi des nageurs de 10 à 80 ans dans une ambiance conviviale même si certains gros bras sont venus battre les records d'épreuves ...

Pour ma 7ème traversée, je me suis inscrit sur la 5000m mais profites de ces quelques jours chez mes beaux-parents pour profiter de leur nouvelle piscine, top :



Le dimanche étant arrivé, je décide pour une fois de faire la traversée sans combi pour voir comment mes bras se comportent sans aide à la flottaison.
9h le coup de feu est donné et c'est parti pour cette longue ballade mais dans un décor toujours aussi agréable tellement l'eau est propre et translucide !! Je me suis placé devant comme sur les triathlon mais là ya que de bons nageurs autour de moi alors je me fais bien enrhumer ...

J'suis pour le fun alors je laisse partir et prend mon rythme.
Au bout d'1h je regarde ma montre et constate que je suis bien plus lent que mon 4km/h habituel sur les tri car je n'ai parcouru que 3400m. J'accélère alors un peu pour rattraper un groupe pas loin devant mais cet effort m'a coûté en énergie et je n'arrive pas à rester dans leurs pieds.
Je finis donc seul et ce n'est qu'au bout de 1h28 (113ème/262 finisher) que je passe l'arche d'arrivée complètement cramé :-((

L'eau libre est vraiment un sport à part et mérite un entrainement spécifique.

Tout ça ne m’empêchera pas de profiter du lac en famille en louant un pédalo avec toboggan pour le plaisir des enfants ... et des grands LOL


dimanche 26 juin 2016

SWIMRUN Miribel

J'aime les 1ères alors me voilà inscrit avec mon partenaire habituel JMB sur le swimrun local format très court (11km) se déroulant à miribel (10' de chez moi). Format très court donc va falloir courir vite surtout que l'orga a morcelé les 11km en 28 sections course / nage.


Après avoir fait la queue pour retirer notre dossard heu ... bonnet de bain numéroté, on retrouve les 5 autres duos de l'AsvelTri qui ne voulaient pas rater cette coursette à domicile.
Parmi eux, des copains d'entrainement comme Mikee&MRJ et surtout le coach de nat DAVOS en binôme avec Mric, le gros moteur du club : ce sera l'équipe à battre je pense ...


Départ donné, je pars en restant au contact des premiers pour essayer de les titiller : que 11km à tenir donc, en serrant les dents, ça devrait aller. 3 semaines après l'Ironman de Nice, je suis complètement remis et prêt à envoyer la sauce à pied.
Avant de sauter dans l'eau, je jette un oeil à JMB qui est sur mes talons, niquel.
Quand je sors de l'eau, plus de JMB !! je laisse passer qq équipes et trépigne d'impatience, où est-il ?
Je décide alors de courir jusqu'à la 2ème nat au cas où il serait sorti devant moi de l'eau et qu'il m'attend là bas. Mais personne ... un grand moment de solitude !!


je trottine vers la 1ère nat et retrouve enfin JMB qui arrive avec une tête fatiguée : qu'est-ce que c'est long 2min quand t'es en mode course ...
En fait, il a bien fêté ses 38 balais cette semaine et il a fait la 1ère nat en brasse et dos tellement il était asphyxié :-(( Je prend les choses en main pour l'emmener à bonne allure (entre 15 et 16km/h) sur les parties course et restera dans mes pieds en nat pour profiter de l'aspiration.
On double beaucoup d'équipes, c'est cool.


Pour s’entraîner régulièrement sur Miribel, on connait bien le parcours, c'est top d'être là !!
Au km7, JMB retrouve son niveau et prend le lead de notre équipe. C'est moi maintenant qui cravache pour tenir le rythme en càp tellement il envoie le bougre.
Avant d'entrer dans l'eau, on voit la 1ère équipe qui court déjà sur l'autre rive : on les rattrapera pas.


Avant dernière nat, un bénévole nous indique que les 3ème sont vraiment pas loin. En fait, on apprendra en passant la finishline que ce sont les 4ème qu'on avait en ligne de mire.

Donc 5ème équipe sur les 63 au départ et très content d'avoir participé à cette course très fun, très ludique, qui annonce pour JMB et moi, une fin de saison orientée SWIMRUN.
Objectif = la Gravity Race (www.gravity-race.com) le 15/10 prochain ...


dimanche 5 juin 2016

IRONMAN NICE


PREPA
Après 3 mois de pause, je redécroche le vélo en janvier profitant d'un hiver doux pour tourner les jambes et faire du foncier. En parallèle, je mets l'accent sur la course avec beaucoup de qualitatif et quelques sorties longues jusque mi-mars. Je suis à la moitié de ma prépa et tous les signaux sont au vert pour commencer sereinement le spécifique vélo : sorties qui s'allongent, force en côtes, travail de l'allure IM en position aéro ...

Début avril, je fais le meneur d'allure pour mon pote Vinz qui vise 3h50 au Marathon de Paris. A cause de crampes, il ne pourra pas atteindre son objectif mais sera tout de même finisher sub4 en 3h57 et cela me permettra de faire une sortie bien longue à pied.

Ma sortie la plus longue à vélo sera pour me rendre au stage club en Ardèche : 218km à bonne allure avec 3 copains de l'Asvel : https://connect.garmin.com/modern/activity/1153859104

J-7
je me repose bien et fais une séance de chaque sport pour garder mon dynamisme musculaire.

J-2 : je prends le TGV vers Nice mais apprend qu'il sera terminus à Marseille à cause des grèves. Heureusement, je réussi à chopper un blablacar pour finir mon trajet et arriver bien tard à Nice.

J-1 : je vais au village expo installé sur cette magnifique promenade chercher mon dossard. Après mon sub10 sur l'Ironman Barcelona en octobre dernier, l'orga m'a classé "préférentiel" ce qui procure quelques avantages dont un rack vélo proche des pros donc plus vite vélo en main à la sortie de l'eau ;-))

La dépose des sacs RUN (bleu) et BIKE (rouge) se fait sous une pluie battante et c'est à ce moment qu'une copine devenue niçoise me téléphone : Alicia !! Habitant à une dizaine de minutes, j'en profite pour lui demander si elle pouvait m'apporter 2 sacs poubelle. Une astuce pour conserver mes affaires de course (chaussettes, chaussures, singlet, casquette ...) au sec durant la nuit.
De retour à mon hôtel, je sors mon Argon de sa housse, le remonte et vais rouler 3/4h le long de la promenade des Anglais pour repérer les premiers km de la course du lendemain et surtout vérifier que le matos est OK.

Jour J
réveil à 4h30, j'avale un ptit dej et me prépare sereinement pour cette longue journée.
5h, je pars à pied vers le départ nat (1800m à pied) en traversant la ville encore plongée dans le silence et l'obscurité

6h, je suis en combi sur la plage et repère les bouées à contourner

6h25, les pro partent. Impressionnant comment ils nagent vite. La mer est calme, ça va être un régal !!
6h30, DEPART des amateurs non plus en "mass start" comme d'habitude à Nice mais en "rolling start" c'est à dire que chaque athlète a choisi un sas correspondant à son temps objectif pour boucler les 3800m de nat. Effectivement, pas trop de chahut au départ et je peux rapidement prendre ma nage dans cette eau limpide.
Le parcours consistait à faire 2 boucles sans sortir de l'eau : 2400m + 1400m. A la fin de la 1ère boucle, je jette un œil sur mon montre et je suis un poil en retard alors j'appui un peu plus sur la 2ème boucle pour sortir de l'eau en 57'47.

T1
600m au total à courir entre la sortie de l'eau et la sortie du parc vélo pour faire cette très longue transition : pas aujourd'hui que je pouvoir faire mon chrono record !!

J'avais bien repéré mon sac donc tout se passe bien en décidant de mettre mes chaussettes de suite pour tout le reste de la journée.

VELO
c'est parti pour une boucle de 173km (bah oui ya pas 180 à Nice) pour compenser les quelques 2100m D+ (sous un ciel rempli de nuage et menaçant).
tout d'abord 20km de plat où je trouve bien mes marques malgré qq rond-points mais l'impression d'avoir besoin d'appuyer fort pour être à la vitesse cible (34km/h) ... bizarre.

km23 : 1ère difficulté du jour avec une grosse montée courte (700m) mais très raide (12%), ça chauffe les cuisses !! Après ça continuera de monter gentiment sur 20km jusqu'à avoir un joli point de vue à 430m d'altitude.
En avalant une barre, je prends tout de même le temps de contempler le panorama exceptionnel que cette course nous propose dans cet arrière pays niçois. J'apprécie ensuite la descente pour tourner les jambes et boire généreusement avant d'attaquer la 2ème difficulté du jour : le col de l'Ecre (22km pour 950D+).

c'est donc parti pour l'ascension sous un ciel nuageux mais avec peu de vent. Bien que mauvais grimpeur, aujourd'hui je me fais enrhumer par des gros paquets de cyclistes.
Pas grave, j'ai l'habitude et me dit que je les rattraperai à la descente et sur le plat. En attendant, je rentre dans ma bulle et me concentre sur l'hydratation en buvant bien régulièrement car je commence à bien transpirer surtout dans certains passage à plus de 8% de pente !!
km79: arrivé au sommet (1160m d'altitude), j'avale une 2ème barre et suis pressé de redescendre un peu pour refaire monter la moyenne.

c'est après quelques km que je me rends compte que mon mauvais ressenti du début du vélo se confirme : j'arrive pas à descendre facile et relâché comme d'habitude et ça commence à m'énerver surtout qu'au lieu de reprendre les gars qui m'ont doublé à la montée, je continue à me faire passer sans cesse Grrrrrrrrrr !!

Un peu de plat avant d'entamer la 2ème difficulté du jour et du mal à maintenir le 30km/h, comprend pas. Pourtant j'ai pas mal aux jambes, mon cardio est bas et j'ai bien bu.
Je vais même jusqu'à m'arrêter pour vérifier que mes patins de freins ne touchent pas la jante ...

km106 : 6km et 400m D+ au programme pour la 3ème difficulté de la journée. Le soleil repointe le bout de nez et je navigue entre 15 et 18km/h, pfiouuuu
Après encore une quinzaine de km vallonné, c'est parti pour 13km de descente parfois bien technique où des inconscients déboulent à + de 70 dans certains virages et terminent par terre. C'est en passant au panneau "vallon de la vache morte" (m'en souviendrais longtemps de celui là), et avant d'amorcer un petit raidar, que je m'aperçois que mon boyau avant est bien dégonflé :-(( Durant la montée, impossible de me mettre debout pour relancer sinon je ressens la valve à chaque tour de roue et me dit que je vais accentuer la crevaison.

km141 : avant d'entamer la dernière grosse descente de 16km, je décide de réparer. Je m'étais préparé à beaucoup de choses mais pas au changement de boyau : punaise !! J'ai opté pour un scotch double face plutôt que la colle traditionnelle pour justement l'enlever plus facilement. Mais rien à faire les minutes défilent et je n'arrive pas à le retirer : je perds une énergie folle en m'excitant dessus de rage de voir tous ces cyclistes me passer, j'ai les boules. Déjà que je faisais un vélo en dessous de mes prévisions, mon chrono est maintenant vraiment foiré. Je décide alors de regonfler avec une de mes 2 cartouches CO2 en espérant que la crevaison soit suffisamment lente pour rallier le parc à vélo.
Le boyau pas regonflé à bloc, je sens un gros manque d'adhérence dans les virages.

km160 : la descente est terminée mais je tombe à cause d'une perte d'adhérence du à la crevaison dans le dernier virage alors que je suis à 25km/h. Pas de bobos mais mon dérailleur est tordu : c'est le pompon comme on dit, vraiment pas ma journée. C'est dans ces moments là qu'il faut être fort psychologiquement pour se calmer et rester lucide malgré la fatigue.
J'arrive à détordre mon dérailleur à la main, regonfle à l'aide de ma 2ème et dernière cartouche ce PU*&#$N de boyau. Je finirai le vélo en mode papi dans les ronds points car la fuite a du s'agrandir au fil des km. Me reste 2km mais, comme on le voit sur la tof ci-dessus, je suis complètement à plat en passant devant le célèbre et très luxueux "Negresco":

T2
pas de jus à vélo, crevaison et chute sur la fin ... la motivation n'est plus trop là en voyant que j'ai mis 6h05 pour revenir au parc alors que je visais 5h40 :-(( Machinalement, je me change sans encombre et pars sur le marathon en vissant ma casquette sur la tête parce que l'abandon n'est pas une option.

COURSE
Comme souvent sur Ironman, la couse à pied consiste à parcourir 4 boucles d'un peu plus de 10km. La 1ère boucle me permet de constater les écarts avec les copains devant qui ont fait un vélo à leur niveau. J'essaie de passer au delà en pensant à ma famille et aux amis qui doivent me suivre sur le live mis en place par Ironman et profite de la chance d'être là sur cette promenade des anglais. Je baisse la tête et rentre dans ma bulle pour essayer de faire un joli marathon même si ça fait déjà presque 1 tour (10km) que je cogite en essayant de calculer le chrono final.

La fatigue est là à la fin de mon 2ème tour et boucle mon premier semi marathon en 1h55. Je commence à doubler de plus en plus de coureur et ma foulée me procure de bonnes sensations.
Le 2ème est le plus difficile psychologiquement sur une course si longue car après le vélo et 10km de course à pied, vous vous dîtes "punaise j'ai encore 32km à faire et j'suis crevé". Mais c'est dans la tête car, avec une bonne prépa, les jambes répondent bien donc plus qu'à allonger la foulée pour pas taper les chaussures au sol et maintenir l'allure.

on était 12 de l'AsvelTri à prendre le départ alors ça fait du monde qui t'encourage à chaque tour et comme je suis dans mon 3ème tour, je décide d'accélérer pour revenir à ma vitesse de début de marathon c'est à dire 12km/h. Au demi-tour soit au 25ème km, j'ai un début de crampe au mollet signe que je cours trop vite. J'avale plein de TUC et du coca au ravito d'après et au moment d'entamer mon 4ème et dernier tour, ça va mieux.
Un rapide calcul me fait comprendre que même à bonne allure je ne pourrais pas passer sous les 11h. Le dernier tour sera donc 100% plaisir ;-))

km35 : dernier demi-tour ... finir avec de bonnes jambes c'est grave euphorisant !! Quel pied de courir sans problème sur cette prom' bondée de monde qui encourage et applaudit à ton passage.


La ligne d'arrivée n'est plus qu'à 1km et je profite à fond de ce moment privilégié que chaque triathlète est venu chercher aujourd'hui.
Dernière ligne droite sur le tapis rouge et noir pour passer sous l'arche au bout de 3h53 de course à pied et entendre le speaker prononcer pour toi le slogan de la marque américaine : "YOU ARE A IRONMAAAAAN !!"

Même si déçu par ce chrono de 11h06 car visant 10h30, je suis tout de même lucide et heureux de faire parti des finishers 2016.
A noter pour mon prochain : s’entraîner à changer un boyau et mieux gérer la fin de prépa en relevant le pied plus tard ... surement pour cette raison que j'étais pas dans le tempo voulu.


MERCI à ma chérie qui me soutient dans ma passion sportive !! Je ne pourrai pas relever ce type de défi sans elle : je t'aime ma puce. Merci aussi à tous mes amis pour leurs sympathiques mots d'encouragement les jours précédents la course et pendant via mon mur Facebook ;-))
Plus qu'à réfléchir pour mon challenge 2017, mais j'ai déjà ma ptite idée ...


dimanche 17 avril 2016

LD CANNES

1,5 mois avant l'objectif annuel, le triathlon de Cannes était bien placé pour pouvoir tester ma forme du moment et répéter mes transitions pour le jour J.
Avec Flo et les enfants on se programme donc un gros weekend sur la côte d'azur de 5 jours pour visiter Cannes, se promener sur l'île Ste Marguerite et aller compter le nombre de Porsche, Maserati ou autres Ferrari à Monaco.

 
 

Mais avant tout ça, j'ai une coursette à faire alors, entre 2 photos de cette magnifique croisette cannoise, je vais déposer mon vélo dans ce bike park dont toutes les allées sont recouvertes de moquette rouge : on est à Cannes !!
Moi qui suis sensible des pieds, c'est plutôt cool ;-))

En allant chercher mon dossard je croise Régis (copain d'Issy Triathlon) affûté car revenant d'un stage d’une semaine.
Tout est OK, plus qu'à aller se reposer avec un ptit apéro au soleil car le coup de feu est donné le lendemain à 8h.

DÉPART
surement un peu trop en mode touriste, je prend trop mon temps et arrive après la plupart des triathlètes sur cette magnifique plage en forme d'anse donc un peu moins froide que les autres (je dirais 16°C) pour effectuer les 2 boucles de 1000m avec sortie à l'australienne.
J'essaie de me frayer un chemin mais le peloton est vraiment dense et n'arrive pas à être devant pour le départ. Tant pis je me dit que je slalomerai un peu au début...

Eh bien je me ferai plus avoir car ce sera toute la 1ère boucle que je vais me batailler avant d'avoir enfin un peu d'espace pour prendre ma nage. Un peu énervé, j'appuie fort sur les bras au cours de cette 2ème boucle et je double des gros paquets de nageurs : quel bonheur d'être aussi bien surtout dans une eau aussi limpide où on voit le fond et pleins de poisson même loin de la plage.


T1
en sortant de l'eau, je suis plus essoufflé que d'ordinaire mais j'ai rattrapé un peu le retard accumulé sur la 1ère boucle.
Tout de même presque 32' pour ces 2000m : déjà fait bien mieux, bref.
Une bénévole me propose de ranger mes affaires, cool je gagne quelques secondes et repars rapidement chercher mon vélo.

VELO
au programme 77km pour 1200m D+, ça va piquer les cuissots !!
les premiers 20 bornes sont quasi plat donc me fait pas trop doubler mais quand arrive la montée du col (7km) ce sont des paquets de cyclistes qui m'enrhument.
A mi-parcours alors qu'il me reste 35km à parcourir c'est une pluie assez dense qui s'installe dans le ciel. Avec mes roues carbone qui freinent quasi pas lorsqu'elles sont mouillées, je suis vraiment pas à l'aise dans la descente. Je redouble d'attention quand je vois tous ces athlètes au sol ayant raté leurs virages ou n'ayant pas réussi à freiner suffisamment avant le rond point : j'ai mal pour eux.
Voici la 2ème difficulté (3km à 8% de moyenne) du jour mais la pluie augmente encore d'intensité !! Une fois en haut, c'est complètement trempé que j'entame la descente. On se croirait aux Antilles tellement les gouttes sont grosses et la visibilité faible tellement le rideau de flotte est dense : incroyable. S'ajoute à cela le trafic automobile qui s'est quasiment arrêté donc obligé de slalomer entre les voitures ... pourquoi l'orga de la course nous fait passer par ces axes source d'accident pour triathlètes pressés ?
La pluie devenant plus faible, je décide d'attaquer pour remonter un peu ma moyenne de grand père pour les 15km de plat restant ... d'autant que mes mains sont bleutées tellement je suis frigorifié.


T2
29km/h de moyenne sur la partie vélo, j'ai du boulot pour Nice !!
quel bonheur d'enlever mon maillot pour enfiler un tee shirt sec, ça va tout de suite mieux.

CAP
Hallucinant comment le temps change vite en bord de mer : le soleil perse déjà quelques rayons de soleil à travers les nuages !! C'est donc dans de bonnes conditions que j'entame ces 17km sous forme de 4 allers/retours sur la croisette détrempée.
Régis me reprend sur la fin de mon 1er tour avec une belle foulée, il est facile le bougre... Je boucle les 5 premiers km sur un rythme de 4'25/km et peut enfin boire un peu. L'orga n'a prévu qu'un seul poste de ravitaillement pour toute la partie course à pied donc les coureurs pourront manger/boire une seule fois tous les 5km : un peu limite surtout pour ceux qui seront dans l'dur.
2ème tour, mon fan club est là pour m'encourager et le fiston qui me tend la main pour un check, ça me booste. 2ème tour bouclé sur un rythme de 4'15/km donc presque 14km/h, j'ai la caisse !! A ce moment là, je prend vraiment du plaisir à courir dans ce décor au milieu des palmiers et
au bord de cette Méditerranée si belle.

Mais tous les nuages sont partis maintenant et le soleil commence à chauffer les épaules (bah oui on est à Cannes qd même). Je manque de jus pour tenir ma vitesse et ralenti jusqu'au prochain ravito : m'aurait fallu boire plus souvent je pense pour tenir, bref Grrrr
Dernier tour, toujours des encouragements de ma chérie et des enfants et je force maintenant pour maintenir le 13km/h.

Je passe la finish line en 4h34 et 176ème/842 finishers (912 partants donc pas mal de chutes vélo je pense).

Encore une fois, problème dans l'orga de cette course car les vélos n'ont pas été remis à leur place mais dans l'ordre d'arrivée. Un sacré bazar pour retrouver sa monture parmi plus de 900 vélos plus ou moins de la même couleur. Et seulement 2 bénévoles pour la seule sortie du parc pour contrôler ton vélo = 40min d'attente. En presque 10ans de triathlon, jamais vu une orga pareil !!



En tout cas, même si je dois encore faire des bornes à vélo pour mieux monter, la forme pointe le bout de son nez et cette course de prépa m'a rassuré. J'ai hâte d'être à Nice ;-))




dimanche 3 avril 2016

MARATHON DE PARIS



Qu'est-ce qu'on ferait pas pour les copains !!
ça me tenait à cœur d'accompagner mon pote Vinz sur son 2ème marathon pour qu'il tente d'atteindre son objectif pour lequel il s'entraine sérieusement depuis 12 semaines. Et puis ça me fera une SL dans un cadre juste exceptionnel ;-))

Il s'est forcé à respecter les allures de course de mon plan d'entrainement de préparation à sa course même s'il a tendance à courir un peu vite selon moi. Mais il s'est bien amélioré et je suis plutôt confiant pour son 3h50.

On trouve une super place pour garer la voiture sur l'avenue de la Grande Armée encore déserte à cette heure matinale. Du coup, on peut facilement aller au milieu des voies pour se faire un selfie collector d'avant course :




Il est en forme le Vinz mais en teeshirt à l'ombre, ça pique un peu à cette heure ci :






Après avoir trottiné 10/15min jusqu'à la ligne de départ, on se place dans notre sas en attendant le coup de feu. Même le ciel est avec nous car il est prévu un beau soleil et autour de 20°C, une météo juste parfaire pour courir tout en profitant un max de tous les monuments et places historiques qu'on s'apprête à traverser.
Depuis 2 semaines, Vincent a monté la barre de son objectif et souhaite faire 3h45.
Je ne suis pas favorable à ce changement d'allure de dernière minute sachant que je l'ai fait courir pour 3h50 et 5min ça change tout mais ça il va le comprendre un peu plus tard...

En tout cas depuis notre semi marathon d'Annecy en 2014 durant lequel j'ai du le freiner pour pas qu'il se crame, je vois un Vinz qui a engrangé de l'expérience et pars à la bonne allure voire parfois pas assez vite, très bien.
Je me cale à 5'23/km sur le 1er semi pour avoir un peu de marge sur le second semi sur lequel je ralentirai un peu (5'27/km) pour qu'il tienne les 3h50.

Perso, c'est aussi un ptit challenge pour moi car pas du tout fait de prépa pour courir un marathon. Un bon test sur un sortie longue dans ma prépa Ironman Nice du 5 juin prochain à une allure proche de mon endurance fondamentale. 1h53 au km21 : parfait on est dans les clous !!










Vincent a le sourire et m'occupe de lui prendre à manger et à boire à chaque ravito pour qu'il garde une allure vraiment constante.
Au 25ème, il ne répond qu'avec des phrases plus courtes à mes questions et je vois qu'il commence à fatiguer ... je lève un peu le pied car le soleil chauffe pas mal et nos organismes ne sont pas habitués à faire du sport à 22°C.

Km30 : il me répond plus même si j'ai baissé notre allure à 5'30/km. Je ne lui dis pas mais son 3h50 s'annonce mal (heureusement que je l'ai pas écouté et parti pour 3h45).
Sa chérie et ses enfants sont là au km31 et ça le rebooste tellement qu'il va accélérer jusqu'au km34 en courant autour de 5'10/km. C'est là mon erreur de coaching, j'aurai du le forcer à garder son allure mais à ce moment là, je pensais qu'il tiendrait jusqu'à la finish line.
km35: on est revenu dans les clous pour le 3h50. Perso, je commence à sentir mes jambes mine de rien, un moment que j'avais pas couru si longtemps ... Coup de tonnerre, CRAMPE au mollet et voilà Vinz qui marche :-((

ça va être alternance de marche / course jusqu'au km 39 dans la douleur. Mais c'est un guerrier ce gars alors je le pousse dans les faux plats montant pour éviter qu'il marche de trop.

km40 : plus que 2km mais il est au bout du rouleau, il souffre à mort de sa crampe. En mode coaching brutal, j'arrête pas de l'harceler pour qu'il trottine. Le 3h50 est mort mais je veux qu'il soit au moins sub4 et c'est possible.

km41 : je lui gueule dessus pour qu'il lâche rien. Dès qu'il tente de marcher, je lui tape les fesses ou le pousse. Il grimace à mort mais il court.
On passe la finish line en 3h57 dans la douleur mais il est sub4 : soit fier de toi vieux ;-))


dimanche 4 octobre 2015

IRONMAN BARCELONA

6 mois que j’y pense, 6 mois que je fais des courses en préparation de cet objectif, 6 mois que Florence supporte mes absences les dimanches matin et parfois mes footing de pré-fatigue le samedi matin : on y est !!
LA PREPA
Jamais je n’avais fait autant de km dans les 3 sports en si peu de temps :
190km de natation
4500km de vélo
1200km de càp
Et surtout pas de bobos à déclarer : je pense avoir bien gérer les temps de repos au milieu des phases intensives. Au fil des km, j’ai affiné ma position aéro au mm près entre les hauteur/avancement de la selle et la longueur/hauteur du prolongateur. La facilité ressentie dans mes dernières sorties de septembre m’ont rassuré car je tenais la position plusieurs heures sans problèmes. Merci aussi à mes parents pour l’achat de ma selle ISM qui libère bien l’entre jambes, top après une phase d’adaptation.
Côté càp, j’ai insisté, à l’inverse de ma prépa pour Roth 2010, sur le qualitatif à pied avec pas mal de séances au seuil, et beaucoup d'enchaînements après mes SL vélo (dont 10’ rapide dès le début).


Bref, je suis confiant et compte bien améliorer nettement mon précédent chrono de 10h55.

PRE COURSE
Départ de Lyon jeudi matin pour 5h de route jusque Calella : finalement, pas de fatigue due à la route ça se fait bien !! On découvre notre hôtel idéalement situé près du site Ironman pour moi et de tous les magasins pour Flo.
Vendredi et samedi ce sera visites de Barcelone, ses ruelles typiques, ses marchés hauts en couleur, ses parcs exceptionnels, ses tapas et sa sangria, sa vie nocturne et bien sûr ses plages. Quelques souvenirs :






Voici 2 semaines maintenant que j'ai largement levé le pied pour favoriser la recup et être à 100% pour mon objectif 2015. Après une mini sortie d'1/2h le samedi après-midi qui me confirme que j'ai la caisse, c'est l'heure de faire les sacs et de déposer le bike au parc. Pas le droit à l'erreur ce coup-ci comme à Vichy alors je répète une énième fois mes transitions pour optimiser à fond les temps passés en T1 et T2. ça fait du bazar qd même :


DEPART
Le jour J est arrivé et j'ai fait une excellente nuit : une première pour moi car d'habitude je stresse avant une grosse course et dort peu. Réveil à 7h, j'avale un morceau du traditionnel Gatosport préparé chez moi avant de partir et ma chérie m'accompagne au départ.
J'enlève la bâche du P2C (il a beaucoup plu la nuit) et je gonfle à 10 bars mes boyaux.
Sac blanc déposé, combi presque enfilée, le bain de foule commence : impressionnant tous ces triathlètes sur la plage (2700 pingouins).
Pas envie de me faire avoir comme à Vichy alors je me faufile et saute quelques barrières pour intégrer le sas des 57-59 (temps estimé pour la nat). Je suis très confiant pour cette 1ère partie donc autant se rassurer de suite et d'être dans un bon paquet pour nager à la bonne vitesse.


8h30: coup de feu pour les pros
8h35 : coup de feu pour les femmes
8h45 : c'est pour moi !! j'ai le coeur hyper haut et l'adrénaline monte bien comme il faut avec la musique à fond !! Je cours sur la plage et saute dans ces énormes vagues pour vite m'éloigner de la plage car ya du monde derrière ...

NAT
c'est un paramètre que j'avais oublié : les vagues pour la partie natation !! Fallait d'abord aller chercher la 1ère bouée à 250m face aux vagues et les épaules ont bien chauffées dès le début. Perdu du temps sur mon allure visée mais j'ai vraiment de bonnes sensations alors je ne m'affole pas et prend ma nage sans être embêté par d'autres triathlètes. Au demi-tour, je jette un oeil sur le chrono et je suis pile à 1'30/100m : parfait.
Le retour se fera à bon allure en doublant les filles mais je reste concentré sur ma nage. En respirant côté plage, je me rend compte qu'il y a tout de même des creux de presque 1m et que les nageurs moyen, encore sur l'aller, sont un peu en galère pour respirer. Dernière bouée en vue, les bras tournent bien sans besoin de forcer. Une foie cette dernière contournée, on voit la plage à 350m avec les vagues dans le dos, cette fois, je mets les gazzzzzz !! Je double des ptits groupes sur la fin: ça sert à rien mais ça fait plaisir ;-))
Sortie de l'eau en 57'32 (1'29/100m) : niquel, j'suis content et vraiment pris du plaisir à nager.

T1
Enfilage du maillot de vélo et chaussettes et me voilà en train de courir jusqu'à mon vélo. J'accroche mon porte dossard, enfile mes lunettes et mon casque et c'est parti pour une bonne partie de manivelles. 3 petites minutes depuis ma sortie de l'eau, parfait pour moi.
Sauf qu'au moment de sortir du parc un arbitre me barre la route en m’affichant un carton jaune !! Là, un gros coup de flip, qu’est-ce que j’ai fait ? Il m’explique que je n’ai pas le droit de passer sous les rack de vélo pour gagner du temps : WTF !?
Assez vite, je m’énerve car le chrono défile dans ma tête mais un autre arbitre arrive à mon secours en criant en espagnol au premier … il s’est trompé d’athlète oufff mon ptit cœur va pouvoir ralentir.

VELO

Enfin pas tout de suite car j’ai une ballade de 180km à faire à vitesse soutenue LOL
Comme prévu, le parcours commence par 3km où on peut pas rouler vite (rond-point, ralentisseurs, virages… sur route étroite avec quelques trous).
De suite, je déroule ma stratégie de course à savoir manger manger et encore manger : 1 barre en 3 fois par heure et une banane à chaque ravito. Un peu de vent mais j’ai les guibolles et me cale entre 35 et 40km/h. Je me force à ne pas faire attention à tous les gros cuissots qui m’enrhument même si je meurs d’envie de les suivre tellement je suis bien posé sur mon vélo.
45km de parcourus, 1 barre avalée, 1 bidon vidé je fais demi-tour pour boucler ce premier tour. Il est 11h, le soleil commence à être bien haut dans le ciel et fais briller la mer entre les feuilles de palmier : c’est vraiment un décor de rêve pour faire du sport et je mesure la chance que j’ai d’être là !! Le retour se fait facile comme l’aller bien que le vent m’oblige à forcer dans les faux plats pour maintenir ma moyenne.
1er tour bouclé après un passage à proximité du départ qui booste bien car 80% des spectateurs sont agglutinés sur les 10 premiers km vélo et vous encourage à coups de klaxon, de crécelles, d’hauts-parleurs pour smartphone et bien sûr de multiples pancartes dédiés à leur triathlète préféré.

2ème tour débuté donc avec la gnac et ma moyenne grimpe à 35km/h. Surement du au fait que je double les mauvais nageurs. Bizarrement, le temps passe bien plus vite qu’à l’entrainement avec tout ce monde. Je me résonne et calme le jeu après une ptite montée qui m’a rappelé que mes cuisses chauffent tout de même et qu’il faut les préserver pour la càp.
135km au compteur, 3ème barre avalée, dernier demi-tour pour me diriger vers le parc. Je continue à rester dans ma bulle et à dérouler. Ma moyenne chute à 34,5km/h avec le vent et la fatigue sur ces longues lignes droites. Je note toutefois que l’organisation a vraiment mis le paquet sur le nombre d’arbitres en moto : tout le monde respecte bien les 10m entre chaque concurrent et les penality box sont vide ou presque, ça fait plaisir !!

Dernière ptite bifurcation pour arriver à l’entrée du parc, poser les pieds par terre pour tout de suite savoir si mes jambes répondent bien. Dernière gorgée avant de poser le vélo et avant de trottiner jusqu’à la tente Ironman : 5h12 pour cette partie, j’ai de l’avance sur l’objectif de 5h15 et espère ne pas le payer pas à pied.

T2
J’ai fait l’option du confort pour mon marathon avec mes running d’entrainement (Wave Rider18) plutôt que mes shoes de tri plus légères mais avec un maintien moins efficace (NoosaTri9). J’enfile mon singlet AsvelTri, je change mes chaussettes avant d’enfiler mes running, range mon casque, mes lunettes et mon maillot de vélo dans le sac run et me dirige vers la sortie de la tente en vissant ma casquette sur la tête.
T2 sans erreur et bien rapide, c’est parti pour le marathon.


MARATHON
Sur le premier km, je suis à l’écoute de mon corps et aucune sensation ni de faim ni de soif juste un peu mal aux épaules et à la nuque à cause de la position aéro sur une si longue durée. Beaucoup de monde sont là en train de crier et les gamins qui tendent leurs mains pour que tu check pour leur donner instantanément un énorme sourire;-))
Les jambes un peu raide comme le haut du corps, je ne suis pas à l’aise. Je croise alors ma chérie qui m’encourage généreusement : ça me redonne le moral. Au bout de 2,5km, premier demi-tour pour quitter la plage et rentrer un peu en ville. Je choppe une bouteille d’eau au premier ravito et remarque alors que je cours plus relâché qu’à la sortie du parc.
Je retrouve peu à peu ma foulée et constate que ma moyenne est bien plus haute que prévu : je visais entre 5’15 et 5’30/km et je suis à 4’55 !! J’ai pas envie de ralentir car vraiment pas le sentiment de courir trop vite. Même mon cardio est plutôt bas alors je tente ma chance et continue à 12 km/h…

Premier tour bouclé, un ptit gel au ravito proche de l’arrivée et c’est reparti. Le marathon est en fait composé de 4 A/R avec vent de face à l’aller et dans le dos au retour. Je n’avais pas remarqué sur ma première boucle mais, la fatigue aidant, je constate que ma moyenne chute sur les 5 premiers km (5’30) pour remonter sur les 5km du retour (4’40). Je boucle ainsi mon second tour et aussi mon premier semi-marathon au bout d'1h47. C’est toujours le deuxième semi la partie la plus difficile d’un Ironman : le plus dur est fait, ça se joue au mental pour la fin. C’est à ce moment que je commence à faire mes calculs pour estimer mon chrono final et voir si je suis dans les clous de mon objectif de 10h15 avec un marathon en 3h50.
Je réalise à ce moment précis que le sub10 est jouable !! Je m’emballe pas, on verra au dernier tour pour les 10 dernier km si j’ai les cannes pour bien finir. Face au vent les jambes sont un peu lourdes maintenant pour mon 3ème aller et je continue à faire que doubler des gens qui sont dans le dur (certains vomissent aux ravitos, d’autres s’étirent contre les murs…) et m’aperçois qu’il y a encore des gars à vélo qui terminent seulement maintenant le parcours vélo, quel courage ils ont, chapeau messieurs. Tout en restant dans ma bulle, cela me fait prendre conscience encore plus que je suis bien dans ma course et m’encourage en me disant que plus rien ne peux m’arriver. Un énième ravito et j’utilise une bouteille d’eau pour rincer ma nuque et mes bras : pfiou ça fait du bien avec ce soleil espagnol qui chauffe bien qu’il ne fasse que 24°C à l’ombre (vraiment pas les mêmes degrés ici).

Panneau des 32km est là et j’en suis à pile 9h de course, PUNAISE je commence vraiment à croire en mon sub10 là !! Flo est revenue m’encourager et j’ai le sourire jusqu’aux oreilles. Demi-tour pour entamer ma dernière boucle, ptit bisous à ma chérie en lui confirmant que j’ai le moral !! Je serre les dents face au vent surtout dans les zigzags du chemin qui nous fait passer sous une trémie et remonter de l’autre côté. Les cuissots sont bien durs. Je prends un gel au ravito des 36km et continue de forcer pour ne pas passer sous les 5’30/km mais j'commence à fatiguer, je ne cours plus qu'à 11. Tant pis, je maintiens et me dis que je lâcherai les watts sur les 5 derniers km avec le vent dans le dos.
9h30 de course et je suis au panneau des 37km : PUREE ça va l’faire pour le sub10. J’accélère à 12,5 voire 13km/h par endroit, j’aurai du mal à vous expliquer le kiff que je prends à cet instant : finir une course dans cet état c’est juste magique !! L’impression de courir à 18 tellement j’enrhume les autres concurrents. Parfois, certains s’accrochent quand je les double et ça me donne la force pour oublier la fatigue et l’acide lactique dans les jambes.
Les français encouragent les français et j’ai le droit à des « allez Nico » très régulièrement, je ne peux plus ralentir.
Km41 : dernier km et je sais maintenant que je serai sous les 10h. 1km de bonheur à regarder autour de moi cette foule, tous ces sportifs qui viennent ici se mesurer à eux-mêmes. 1km à contempler cette plage, ces palmiers … bref je profite à fond ;-))



Mini descente vers le tapis rouge de l’arrivée. Le speaker annonce mon nom. Je lève les bras avec un énorme smile et entend le slogan du jour juste pour moi « you are an IRONMAAAAN », sont fort ces américains LOL
Je regarde le chrono : 9h55’50 avec un marathon en 3h37 à ma montre (310ème/2557 finishers et 2700 partants) !!

Punaise j’suis hyper content. Le fait de marcher pour recevoir ma médaille de finisher, toutes les douleurs musculaires arrivent d’un coup comme si elles s’étaient retenues depuis plusieurs heures …


Je retrouve ma chérie heureuse pour moi car elle a compris que j’avais plus que rempli mon objectif perso : JE T’AIME, t’es vraiment une femme extraordinaire !! Merci de me laisser vivre ma passion ainsi, j’ai beaucoup de chance de t’avoir à mes côtés.

Je vois ensuite tous les commentaires sur Facebook de mes amis qui m’ont soutenu durant cette journée incroyable : Merci à vous !!



-> 3 jours après mon anniversaire, un beau cadeau pour mes 37 balais ...